Programmé pour la deuxième édition du GroFest à AMPLI, Praetorian, groupe de groove metal Bordelais m'a accordé cette interview. 


Vous venez de remporter le concours pour participer à cette deuxième édition du GroFest avec plus de 350 voix. Vous êtes très contents de faire partie de l'affiche, j'imagine ?

Cédric : Ça fait toujours plaisir d’être suivi comme ça, de susciter un peu d’engouement et de découvrir d’autres personnes.

Il y a quelques jours, vous avez joué à Bordeaux aux côtés de The Arrs mais aussi de Smash Hit Combo qui est programmé au GroFest. Comment c’était ?

Cédric : Ça s’est très bien passé. On a organisé ce concert par le biais de notre association. Il y avait du monde, les groupes étaient contents. C’était la deuxième fois qu’on partageait une scène avec Smash Hit Combo.

Quel est le rôle de votre association ?

Cédric : C’est une association qu’on a créée quand on a sorti notre premier EP. De temps en temps, on se permet d’organiser quelques soirées, mais de façon ponctuelle.

Pour en revenir à Smash Hit Combo, c’est au guitariste et ingénieur du son de ce groupe que vous avez confié le mixage et le mastering, c’est bien ça ?

Pierrick : Plus que ça. C’est-à-dire que c’est lui qui a fait l’enregistrement en plus du mixage et du mastering.

Thomas : C’était une très bonne expérience parce qu’il nous a bien guidés pendant l’enregistrement. Il a apporté sa touche au niveau du son et on est très contents du résultat.

Pierrick : On a vraiment eu la sensation de passer un cap avec lui. Et on a fait le clip avec le batteur de Smash Hit Combo, Brice.

C’est une de vos influences alors ?

Cédric : Non. C’est super plaisant ce qu’ils font, ils chantent en Français comme nous mais c’est un peu éloigné de ce que l’on fait.

Alors quelles sont-elles ?

Cédric : On a deux ou trois groupes qui se rejoignent mais on a des influences assez diverses, mais tout en restant dans le metal. Mon truc, c’est plus Rammstein ou même Ghost.

Thomas : J’écoute pas mal de rap, même si ce ne sont pas du tout les influences par rapport à Praetorian. Par contre, au niveau de mon chant, Lofofora, c’est une grosse inspiration.

Vous vous êtes formés il y a dix ans et pourtant, votre premier EP n’est sorti que cinq ans plus tard. Pourquoi ?

Cédric : Je suis le frangin d’Amaury, le batteur, du coup, on a commencé à bosser ensemble il y a un petit moment. Il y a eu plusieurs line-up qui se sont succédés. On a enregistré l’EP avec un autre bassiste. Mais notre formation est la même depuis quatre ans. On a fait l’album tous les quatre.

Ce que j’ai trouvé étonnant, c’est le décalage entre la production plus sale et brute de votre EP (« Retour de Flammes par exemple), et votre premier album qui est vraiment très propre. Y-a-t-il une raison à cela ?

Thomas : On était satisfaits de ce que l’on avait fait sur l’EP mais on voulait quelque chose de plus produit et de plus massif.

Amaury : On a aussi passé moins de temps sur l’enregistrement de l’EP que sur l’album. Pour l’EP, on a enregistré tous les instruments en même temps tandis que pour l’album, c’était au fur et à mesure.

En 2013, vous avez sorti un EP avec une pochette qui rappelait beaucoup l’Antiquité Romaine et sur ce nouvel album, le morceau « Alea Jacta Est » contient même un refrain chanté en Latin. C’est quelque chose qui vous intéresse tout ce qui est historique ?

Cédric : On est partis sur un nom de groupe qui fait référence à la garde prétorienne, du coup, de temps en temps, on fait un petit clin d’œil à cette période de l’histoire.

D’autant plus que j’ai vu que vous avez participé à un festival d’archéologie qui s’appelle Neptunalia !

Thomas : C’était chouette. C’était des gens super sympas et très ouverts. Le site était vraiment magnifique.

Pierrick : Le festival était organisé par des archéologues. Les gens qui nous ont accueillis étaient en thèse et en master d’archéologie. On a eu un repas typiquement gallo-romain avec des gens habillés en romain. Ils avaient préparés des flambeaux pour éclairer le site pendant la nuit. Et on a pu dormir sur place.

De quoi parlent vos morceaux ?

Thomas : C’est assez varié. Ce sont des textes sur la société actuelle qui sont parfois un peu revendicatifs même si l’on n’est pas étiqueté engagé, et d’autres qui sont plus personnels. Sur « La Chaîne » par exemple, on parle des conditions de travail.

Vous avez participé à un tremplin, le Warm Up, pour jouer au Hellfest. Il vous a manqué beaucoup de votes ?

Pierrick : C’était une soirée promotionnelle pour le Hellfest. Ils passaient de ville en ville et à chaque fois, deux groupes « locaux » étaient choisis. On a eu la chance de jouer au Warm Up 2016, sur un bateau, avec à peu près 700 personnes.

Thomas : C’était le meilleur concert qu’on ait fait. Au niveau de l’ambiance, c’était la folie. On aimerait bien en faire d’autres des comme ça.

Ça fait deux ans que l’album est sorti. Vous travaillez sur un second album ?

Thomas : Oui. On n’est pas très rapides au niveau de la composition mais parce qu’on essaie de faire des choses originales et qui nous plaisent.

Pierrick : On a envie de bien finaliser avant d’enregistrer parce que si c’est pour être déçu un mois après l’enregistrement, ce n’est pas la peine. Donc on peut tout-à-fait passer des heures sur une partie d’un morceau. Mais on aimerait bien enregistrer courant 2018.

Cédric : C’est pas du metal complexe que l’on fait, mais du simple, de l’efficace, qu’il y ait du groove et que ça donne envie de bouger.

Pierrick : On essaie de faire en sorte qu’on ne puisse pas confondre des morceaux entre eux.

L’interview est terminée. Merci à vous !

Pierrick : Merci, interview bien préparée !