Programmé pour la deuxième édition du GroFest à AMPLI, Hretghir, groupe de black metal alternatif palois avec une dizaine d'années d'existence à son actif m'a accordé cette interview. Pendant que les Nicolas I et II se remplissaient la panse, ils ont répondu à mes questions... avec une grande sobriété. 

Crédit photo : L'Atelier d'Hervé 
(ndlr : offerte par l'AMPLI)


Je vous avais vus pour la première fois à AMPLI en ouverture de Grorr qui fêtait non seulement ses dix ans de carrière mais aussi la sortie de The Unknown Citizens. Aujourd’hui, vous vous retrouvez à l’affiche de cette deuxième édition du GroFest. Grorr vient de changer de chanteur et vous aussi. Il s’en passe des choses en deux ans…

Nicolas I : Je crois que les chanteurs, ça a toujours été la malédiction du groupe parce qu’on doit en être au cinquième. Ils ne tiennent pas le rythme (rires). Ça doit faire deux ans qu’on a Greg au chant. Par contre, le trio guitare/basse/batterie est resté le même depuis nos débuts. Après, faut dire qu’on n’a pas fait énormément de concerts.

Entre Greg, le nouveau chanteur d’Hretghir et l’ancien, y-a-t-il une différence d’interprétation de vos morceaux en live, d’un point de vue vocal ?

Nicolas I : Oui. Ce sont deux profils très différents. Medhi, c’était pas un chanteur de metal. Il avait une voix très « grunge ».

Nicolas II (aka Belzebuth) : Il était peut-être plus musicien.

Nicolas I : Et Greg a un chant plus saturé, plus metal. Il fait vraiment ce qu’il veut avec sa voix.

Avez-vous fait une pause au niveau des concerts pendant ces derniers mois ?

Nicolas I : Ça fait deux ans qu’on n’a pas joués mais c’est pas parce qu’on est des fainéants. C’est simplement qu’il fallait qu’on trouve une femelle pour se reproduire. Ce qui a pris beaucoup de temps. Ensuite, on a un peu reniflé son derrière mais c’était chiant car elle courait tout le temps. Et une fois qu’on s’est accouplés, ça a donné des gosses. On enchaîne ? Pas ma meuf, la question (rires) !

Vous avez tous des projets musicaux en parallèle comme Dawn Of Justice il y a encore quelque temps pour Nicolas I, Diktatur pour Nicolas II ou encore Qantice et Brain Collapse en ce qui concerne Christine. Hretghir, c’est votre point de rencontre ?

Nicolas II (aka Belzebuth) : En effet, je joue dans Diktatur, un groupe de black metal avec des moustaches. Mais qui n’a rien à voir avec la politique !

Nicolas I : Mon autre projet à côté, c’est vraiment de torcher des culs de bébés.

L’année dernière, vous êtes entrés au Studio Notilus dans les Landes. C’était pour enregistrer un EP ou un album ?

Nicolas I : C’était avec l’ancien chanteur. Mais c’était plus une résidence pour bosser des morceaux qui n’ont jamais vu le jour. Question pertinente, mais rien de très concret.

Et avec l’arrivée de Greg il y a deux ans, avez-vous de nouveaux projets d’enregistrements ?

Nicolas I : On est en train d’enregistrer un album de neuf titres. On a fait les batteries l’été dernier en 2016 et le chant vient d’être enregistré il y a une semaine ou deux chez un pote à Mont-De-Marsan. Il manque juste quelques guitares. On prend notre temps. Faire des gosses et construire la maison, c’est dur !

Comme je n’ai vu aucun morceau en ligne, je me demandais si vous avez publié un EP ou même quelques démos depuis la formation d’Hretghir il y a dix ans ?

Nicolas II (aka Belzebuth) : Non, on n’a rien sorti. Mais il y a l’album à venir qui est un peu le « best-of » de notre carrière (rires).

Vous avez une attirance particulière pour Le Seigneur des Anneaux, non ?

Nicolas I : La communication (ndlr : sur facebook), c’est Christine, notre bassiste ! Elle a beaucoup de références geek, à commencer par le nom du groupe. Parce qu’Hretghir, ça vient de « dune ». Je sais pas si Le Seigneur des Anneaux, c’est de la sf…

Nicolas II (aka Belzebuth) : SM plutôt (rires)  !

Nicolas I : Alors voilà, il y a un nouveau membre dans le groupe. On vous le présente, il fait du synthé.

Loïc (d'AMPLI) : Bonsoir, je fais du game-bard-core.

Nicolas I : "Game-Bard", parce qu’on fait du metal « troubadour ». Sinon, pour en revenir à la question, comme beaucoup de groupes qui ont leurs followers, elle appelle nos fans « mes petits gobelins ». 

Donc les paroles de vos chansons se réfèrent à l’univers de Tolkien ?

Nicolas I : J’en sais rien (rires)  !  Je crois que ses paroles, c’est un bon yaourt à la cerise. Celui que personne ne veut acheter. Je suis sûr que tes questions avaient du sens à la base, mais nos réponses, pas du tout.

L’interview est terminée.

Nicolas I : Oh non, déjà !? C’était marrant. T’en as pas une autre ?

Si vous en avez une, je suis preneur !

Nicolas I : Demande-nous pourquoi la bassiste met des chaussures doigts de pieds. J’ai pas la réponse, mais c'est un truc que j’ai jamais compris.

Sylvain (de Yurakane) : Mais j’ai pas posé la question ! Si tu veux, j’ai d’autres enjeux moi.

Nicolas I : Nicolas II, faut que t’arrêtes de manger dans ta barbe !

Merci à vous deux !

Nicolas I : Merci beaucoup à toi et bon courage pour retranscrire tout ça ! Désolé pour le non-sérieux de cette interview.

Interview par Rodolphe Lamothe